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NILS GLEYEN - Artiste Peintre |
Femmes-fleurs, femmes-villes, femmes-fruits… ces figures féminines porteuses de mythes et de symboles sont aujourd’hui la marque de Nils Gleyen.
Si la technique de la gouache qui permet de travailler rapidement, et l’utilisation des couleurs trahissent l’influence de la mode, milieu où a longtemps travaillé Nils, c’est pourtant en Thaïlande que sont nées les Miss.
Là-bas, on présente les plats sur des feuilles de bananier très travaillées qui peuvent stimuler l’imagination des convives. Revenu chez lui, Nils a créé une femme vêtue de feuilles de bananiers, et d’essais en essais, par déclinaisons, sont venues les Miss Chine, Paris, Versailles, et l’une des dernières, la préférée de beaucoup, la Miss Rose…
En fait Nils Gleyen, qui fut dessinateur de mode, se veut maintenant illustrateur. Une évolution qui n’a rien de surprenant, quand on connaît son goût de la découverte et des expériences : n’a-t-il pas commencé étant enfant en jouant avec des lego, utilisant ces morceaux de plastique pour imaginer des formes, les intégrant dans ses essais et ses compositions.
Sa sœur aînée étant à l’Ecole des Arts Appliqués à Paris, c’est tout naturellement que Nils Gleyen la suivit, pour cinq ans d’études. Des études très diversifiées : pour lui, il faut toucher à tout pour trouver sa voie. Et c’est ainsi qu’il se spécialise en suivant une formation de la chambre syndicale de la haute couture, et débute chez plusieurs couturiers, Pierre Balmain entre autres.
Paris, c’est bien, mais Nils a le sentiment que des choses intéressantes se passent ailleurs. Toujours poussé par sa curiosité et son besoin de découvertes, il va partir pour Londres, un vrai bouillon de culture, au sens littéral. L’Angleterre est un pays qui a le sens de l’apparat, de la cérémonie, et les milieux du spectacle bouillonnent d’inventivité. Cela influence profondément les métiers de la mode, et Nils va enrichir considérablement son expérience en travaillant chez des couturiers. Il participe à plusieurs collections, dessine des costumes pour des spectacles, et aussi il voyage beaucoup, vers les Etats-Unis, mais aussi l’Orient, qu’il soit proche, ou extrême…
On l’a compris, Nils cherche à évoluer en permanence. Il ne renie pas une certaine parenté avec un créateur comme J.P. Goude, et reconnaît tout ce que lui a apporté son travail dans la mode.
Le costume, l’apparat, resteront toujours source d’inspiration. Et la famille des Miss va encore s’agrandir. Mais gageons que l’illustrateur ne va pas tarder à trouver de nouvelles orientations, en utilisant de nouvelles techniques… |